Afin que la comparaison soit équitable, il faut prendre en compte non pas seulement le tuyau et le câble, mais l’ensemble du système : la base, la mise en place, l’automatisation, les connexions, la source d’énergie ainsi que les éventuelles réparations. Et surtout, il convient de déterminer dès le début où sera installé le plancher chauffant : dans la salle de bains d’un appartement ordinaire ou sur tout le premier étage d’une maison individuelle.
Plancher chauffant électrique dans la salle de bains : petite superficie et installation simple
Prenons une salle de bain ordinaire d’une superficie de 6 m². Sous la baignoire, le meuble et les équipements sanitaires, l’installation de chauffage n’est généralement pas possible, ce qui fait que la surface utilisable peut atteindre environ 4 m².
Si l’on utilise une couche chauffante d’une puissance d’environ 150 W/m², la puissance totale installée sera d’environ 600 W. La couche chauffante peut être posée sur une couche de colle pour carrelage, ce qui signifie qu’en l’absence d’inégalités importantes sur le sol, il n’est pas toujours nécessaire de recourir à un nouveau revêtement épais.
Le devis comprendra :
la couche chauffante ;
le régulateur de température et le capteur de température ;
la préparation du sol ;
le cas échéant, l’isolation hydrofuge ;
l’électricité et l’automatisation de protection ;
la pose et le raccordement ;
la colle pour carrelage et le revêtement lui-même.
Pour une petite salle de bain, un tel projet coûte généralement des dizaines de milliers de roubles. Si le sol est déjà prêt et qu’il y a une ligne électrique adaptée à proximité, les dépenses resteront proches de la limite inférieure. Si l’on doit installer une nouvelle ligne depuis le tableau électrique, réparer le sol et effectuer une étanchéité, les coûts augmentent considérablement.
C’est justement le cas où le chauffage au sol électrique est pratique : la surface est petite, aucun collecteur complexe n’est nécessaire, et il est facile de régler la température indépendamment du reste de l’appartement.
Chaussée chauffante dans une maison individuelle : plus chère au départ, mais adaptée aux grandes surfaces
Voici un autre scénario : le premier étage d’une maison individuelle d’une superficie de 60 m².
Ici, il ne suffit pas seulement de tuyaux. Le système comprend également de l’isolation thermique, des bandes amortissantes, plusieurs circuits, un collecteur, de la robinetterie, de l’automatisation, des systèmes de pression, et selon le schéma choisi, du matériel de pompage et de mélange. En général, on réalise un revêtement en surface, il est donc nécessaire de prendre en compte son épaisseur ainsi que le niveau futur du sol dès la phase de conception.
Environnementalement, le système pour 60 m², y compris la mise en place, peut coûter entre 150 000 et 300 000 roubles, bien que la chaudière, le revêtement final et une partie des travaux préparatoires puissent ne pas être inclus dans ce montant.
Dans une pièce de 4 à 5 m², un système similaire est presque toujours inutilement complexe. Un collecteur et des connexions sont nécessaires en tout cas, donc pour une seule salle de bain, la solution hydraulique offre rarement des économies.
Cependant, lorsque une grande partie de la maison est chauffée par un plancher chauffant, les coûts d’équipement sont répartis sur des dizaines de mètres carrés.
Quelle est la consommation d’énergie d’un plancher chauffant électrique ?
Pour la salle de bain de notre exemple, la puissance installée est de 0,6 kW. Si le système est chauffé au total pendant trois heures par jour : 0,6 kW × 3 heures × 30 jours = 54 kWh par mois. Si le temps réel de chauffage augmente à six heures, on obtient environ 108 kWh. Pour connaître le coût, il suffit de multiplier cette consommation par votre tarif d’électricité.
Le câble n’a pas nécessairement à fonctionner en continu. Le thermostat désactive le chauffage une fois la température souhaitée atteinte. La consommation réelle dépend de l’isolation, de la température extérieure, du revêtement du sol, des paramètres réglés, ainsi que du fait que le sol soit utilisé uniquement pour le confort ou doit réchauffer considérablement la pièce.
Dans une salle de bain, un tel débit reste généralement maîtrisable. Pour 80 m² équipés d’un chauffage électrique permanent, il est nécessaire de faire des calculs avec une grande prudence.
Le coût d’un sol chauffant par eau dépend du moyen utilisé pour chauffer le fluide caloporteur
Le circuit d’eau en soi ne rend pas le chauffage moins cher. Le coût dépend de la source de chaleur.
- Si la maison est chauffée par une chaudière à gaz, le coût d’un kilowattheure de chaleur produite est généralement inférieur à celui du chauffage électrique direct. Les pompes à chaleur fonctionnent également bien avec un sol chauffant par eau : le système est conçu pour une température relativement basse du fluide caloporteur.
Si c’est une chaudière électrique ordinaire qui chauffe l’eau, l’avantage en termes de coût d’exploitation peut être faible ou inexistant. L’électricité doit quand même être achetée, elle sert d’abord à chauffer l’eau, et c’est ensuite l’eau qui chauffe le sol.Par conséquent, pour une maison individuelle, on détermine d’abord la source de chauffage et les pertes thermiques du bâtiment, puis on choisit le mode de transmission de la chaleur dans les pièces.
Dans un appartement avec chauffage central, le sol chauffant n’est pas seulement une question de prix
Dans un appartement type, il n’est pas possible de connecter à titre privé le circuit du sol au réseau de chauffage central.
Cette intervention modifie les paramètres du système intérieur de la maison : un circuit supplémentaire affecte la circulation et l’équilibre thermique, ce qui peut potentiellement influencer le chauffage des voisins. La modification du système de chauffage relève d’une rénovation et exige le respect des procédures en vigueur. Par conséquent, le scénario consistant à utiliser l’eau chaude provenant des radiateurs pour chauffer le sol dans un appartement ordinaire ne peut pas être considéré comme une solution normale.
Si l’on souhaite des carrelages chauffants dans la salle de bains, la cuisine ou le couloir, on opte en pratique le plus souvent pour une moquette ou un câble électrique. Un sol chauffant n’a de sens que là où le bâtiment est conçu à l’origine pour ce type de système ou où existe un système de chauffage autonome légal.
Une dépense cachée : la préparation du sol
Lors de la comparaison des systèmes, on considère souvent les éléments chauffants et on oublie tout ce qui se trouve autour d’eux. Par exemple, dans un appartement ancien, après enlèvement des carrelages, on peut découvrir un sol inégal. Dans ce cas, le coût du chauffage au sol électrique s’augmente du prix des travaux d’aplanissement, d’étanchéisation et d’une nouvelle couche de finition.
Dans une maison individuelle, un sol chauffant peut nécessiter :
une isolation thermique ;
un nouveau sol en béton ;
un collecteur de distribution ;
un meuble pour le contenir ;
une automatisation ;
la configuration des circuits.
C’est précisément pour cette raison que deux devis pour une même superficie peuvent différer considérablement : dans l’un, seuls les équipements sont pris en compte, tandis que dans l’autre, c’est tout le sol prêt à l’emploi qui est inclus. Avant de signer le contrat, il est utile de demander au prestataire de montrer ce qui n’est pas inclus dans le prix par mètre carré.
La réparabilité coûte aussi de l’argent
Après la finition, les deux systèmes se retrouvent cachés sous un revêtement.
- Dans le cas d’un sol électrique, la partie la moins chère reste le régulateur de température. Si c’est le câble lui-même qui est endommagé, il faut localiser la panne avant d’ouvrir localement le carrelage ou un autre revêtement.
Dans un sol humide, le collecteur, les commandes et l’équipement de pompage restent accessibles, tandis que les tuyaux se trouvent à l’intérieur du sol. C’est pourquoi, avant le coulage, les circuits doivent impérativement être vérifiés, et le collecteur ne doit pas être complètement caché derrière la finition.Pour les deux systèmes, il est conseillé de conserver des photos et un schéma d’installation. Ils seront utiles dans quelques années, par exemple lorsque l’on aura besoin de percer le sol ou de localiser une défaillance.
Que choisir pour votre logement
Ici, il est plus simple de diviser la solution en quatre scénarios.
- Appartement standard avec chauffage central.
Pour la salle de bain, la cuisine ou l’entrée, un plancher chauffant électrique est plus pratique. Il ne perturbe pas le système de chauffage collectif, occupe moins d’espace en hauteur et est plus facile à régler.
- Appartement avec chauffage autonome légal.
Le système à eau peut déjà être envisagé, surtout si le projet prévoit ce type de chauffage. Cependant, pour une petite salle de bain, le plancher chauffant électrique reste souvent plus simple et moins coûteux à installer.
- Maison individuelle, plancher chauffant uniquement dans la salle de bain ou l’entrée.
Si l’espace concerné est limité à quelques mètres carrés, un plancher chauffant électrique est généralement plus judicieux : il n’y a pas de raison de mettre en place un système à eau séparé pour une petite zone.
Maison individuelle, chauffage par plancher chauffant sur des dizaines de mètres carrés ou comme système de chauffage principal. Ici, la solution à base d’eau est généralement préférable, surtout avec une chaudière au gaz ou une pompe à chaleur. Le coût initial est plus élevé, mais le système est conçu pour fonctionner en permanence sur une grande superficie.Par conséquent, il n’existe pas de réponse universelle du type «le système à eau est moins cher» ou «le système électrique est plus avantageux». Pour unepetite zone, c’est avant tout le coût et la simplicité de montage qui comptent, tandis que pour unegrande maison, c’est le coût de la chaleur sur de nombreuses années qui est important. Il est judicieux de comparer ces deux scénarios plutôt que le prix par mètre de tuyau ou de câble chauffant.