Imperméabilisation de la salle de bains
Son action a des effets négatifs sur les éléments structurels de la salle de bains, accélérant considérablement la corrosion et la détérioration du sol, des murs et du plafond, en particulier ceux ayant une base en béton.
Pour éviter les désagréments liés à l'effet négatif de l'humidité, il est recommandé de procéder à une imperméabilisation de la salle de bains, qui permettra :
- de protéger les éléments structurels, d'améliorer leur résistance et leur fiabilité ;
- de prolonger la durée de vie des équipements sanitaires ;
- de protéger les pièces voisines contre les fuites.
Matériaux utilisés
Aujourd'hui, les fabricants proposent une grande variété de matériaux d'imperméabilisation, que l'on peut appliquer soi-même. En général, deux grandes catégories sont distinguées : les matériaux en feuilles et les matériaux en application directe.
Les matériaux en application directe sont des mastics, pâtes, mélanges secs ou liquides spéciaux. Ils sont les plus courants en raison de plusieurs avantages :
- forte rentabilité ;
- utilisables dans des pièces très humides ;
- adaptés à divers types de surfaces ;
- excellente adhérence à la base ;
- facilité de mise en œuvre ;
- longue durée de vie.
Plusieurs types de matériaux en application directe existent : ciment-polymère (poudres ou émulsions) ; mastics bitumineux-résineux et bitumineux-polymères.
Les matériaux en feuilles sont des tissus de verre ou de polyester traités au bitume. Ils sont généralement vendus en rouleaux. Ils peuvent être auto-adhésifs ou fixés par chauffage. L'utilisation de matériaux en feuilles présente des avantages (facilité d'installation, coût faible) et des inconvénients (préparation laborieuse d'une surface plane, odeur désagréable).
Travaux préparatoires
Pour une imperméabilisation optimale de la salle de bains, il est essentiel de bien préparer les surfaces à traiter. Pour cela :
- enlever soigneusement la peinture ancienne, la saleté et la poussière du sol et des murs ;
- poncer les irrégularités supérieures à 2,0 mm, et colmater les fissures et les fentes au niveau de la surface ;
- appliquer des primers ou peintures d'imperméabilisation sur les surfaces ;
- humidifier abondamment les sols et murs en béton ou enduits avec de l'eau froide juste avant l'application.
Imperméabilisation par application directe
La solution d'imperméabilisation prête à l'emploi, le mastic ou la solution préparée à partir d'un mélange sec doit être bien mélangée. En fonction de la consistance, on utilise des pinceaux, des rouleaux ou même des spatules rectangulaires. Le matériau doit être appliqué en une à trois couches (en laissant sécher chaque couche).
Les couches doivent être homogènes, et leur épaisseur dépend de la consistance et peut varier de 1,0 mm à 3,0 mm. Il faut accorder une attention particulière à la préparation soigneuse des joints entre surfaces, des canalisations, des ouvertures et des angles.
Imperméabilisation par feuilles
Le matériau enroulé est coupé en morceaux (bandes) selon les besoins. Si l’isolation est auto-adhésive, on retire d’abord le film protecteur, puis on la colle sur la surface préparée. Si elle n’est pas auto-adhésive, on dépose la bande sur la surface et on la chauffe. Pour une meilleure fixation, on appuie fortement avec un rouleau en caoutchouc.
Les joints entre les bandes sont scellés avec du ruban spécial ou du joint de silicone (polyuréthane, siloxane). Tous les angles, ouvertures et points de passage des canalisations (tuyaux, câbles électriques, etc.) sont traités de la même manière. Il faut veiller à ce qu’aucune zone ne reste non couverte.
Finition après l’imperméabilisation
Une fois toutes les surfaces de la salle de bains revêties de matériau d’imperméabilisation, on laisse sécher. Le temps de séchage des mélanges directement appliqués ne dépasse généralement pas 24 heures. On peut alors procéder à la finition par carrelage, panneaux PVC ou autres matériaux adaptés.







